Retour social : la force d'une opportunité
[Et si un emploi offrait davantage qu'un simple salaire ?]
Pour de nombreuses organisations, le « Social Return » est perçu comme une obligation inhérente à un appel d'offres. Une formalité qu'il faut simplement remplir. Or, c'est justement là que réside une formidable opportunité : celle d'offrir des perspectives aux jeunes, de permettre aux talents de s'épanouir et, parallèlement, de renforcer tant l'organisation que la société.
Pour de nombreux jeunes, l'entrée sur le marché du travail ne va pas de soi. Certains vivent une situation familiale difficile, d'autres sont en proie à l'incertitude, ne possèdent pas le diplôme adéquat ou manquent tout simplement de la structure et de l'accompagnement nécessaires pour mettre en valeur leurs talents. Cela ne signifie pas pour autant qu'ils manquent de potentiel. Bien au contraire. Souvent, il suffit surtout d’une personne (ou d’une organisation) qui leur donne confiance, qui les aide à réfléchir et qui leur offre la possibilité d’acquérir de l’expérience.
C'est précisément dans ce domaine que le secteur privé peut jouer un rôle important.
En effet, un lieu de travail est bien plus qu'un simple endroit où l'on effectue des tâches. C'est un environnement où les gens apprennent à travailler ensemble, à assumer des responsabilités, à connaître le succès et à découvrir leurs points forts. Pour les jeunes qui ont besoin d'un petit coup de pouce, cette première opportunité peut être déterminante pour le reste de leur carrière.
Cela exige toutefois un certain engagement. Un bon accompagnement demande du temps et de l’attention. Un interlocuteur clair, des attentes réalistes et la possibilité d’apprendre et d’évoluer permettent à chacun de s’épanouir. L’impact est souvent plus important qu’on ne le pense au départ. Les jeunes acquièrent une expérience professionnelle, gagnent en confiance en eux et se construisent un avenir dans lequel ils pourront s’insérer de manière autonome sur le marché du travail. La structure offerte par le travail est tout aussi importante. Un rythme régulier, des collègues sur lesquels compter et les responsabilités inhérentes à un emploi constituent, pour de nombreux jeunes, une base solide sur laquelle s’appuyer pour aller de l’avant.
L'impact social va au-delà de l'individu. Lorsque davantage de jeunes accèdent à un emploi durable, leur dépendance vis-à-vis des aides diminue et de meilleures perspectives d'avenir s'ouvrent pour eux-mêmes et leur entourage immédiat. Le travail est ainsi source de stabilité, d'estime de soi et d'opportunités pour aller de l'avant.
Pour les organisations, cet investissement est également très bénéfique. Les équipes retrouvent un nouvel élan, les collaborateurs tirent une grande satisfaction de la transmission de leurs connaissances, et cela renforce la collaboration et l'engagement au sein de l'organisation. Il ne s'agit pas d'un projet ponctuel ni d'une action temporaire, mais d'un investissement dans une société saine et inclusive.
Le « Social Return » s'inscrit par ailleurs parfaitement dans la tendance croissante à l'entrepreneuriat durable. En effet, la durabilité ne se limite pas à la réduction des émissions de CO₂ et aux processus circulaires. Elle concerne également la manière dont nous interagissons les uns avec les autres et dont nous veillons à ce que chacun ait la possibilité de participer.
Chez Reuzado, nous constatons chaque jour que l'économie circulaire et l'impact social peuvent aller de pair. Donner une seconde vie au matériel informatique est bénéfique pour l'environnement, mais les personnes qui participent à ce processus sont tout aussi importantes. C'est pourquoi nous collaborons avec des partenaires sociaux et créons des opportunités pour les personnes qui ont besoin d'un accompagnement supplémentaire. C'est ainsi que, pas à pas, nous contribuons à un marché du travail où les talents ont la possibilité de s'épanouir et où l'entrepreneuriat durable revêt également une dimension sociale.
Le « Social Return » est donc bien plus qu'une simple obligation sur le papier. C'est un investissement dans les personnes. Et c'est précisément cet investissement qui jette les bases d'un avenir où les organisations, les collaborateurs et la société progressent ensemble.
